LA PAROLE DE L'AUTRE

 

Conclusion

Trop de sécurité sociale rend infiniment malade. . .


Les cours ? ... A défaut de les faire bien, disons qu'il a bien fallu les faire. Ce paradoxe est devenu un livre, il pose la question suivante : peut on abolir la contradiction du successif et du simultané comme nous avons prétendu le faire ? Ici, l'esprit et la lettre ne se sont pas donné d'ordre de préséance. On a tout mélangé, faisant l'un de l'autre. Mais les mots prennent de l'espace dans le temps et du temps dans l'espace, ce qui explique que, dans la linéarité de la phrase imprimée, il ne soit pas permis d'abolir la contradiction : celle-ci parcourt le livre comme le cours pour adultes étrangers. Pourtant, à l'image de ce que nous pensons être la connaissance impliçite du français qu'ont les travailleurs étrangers quand ils entrent pour la première ou la centième fois dans la salle, nous avons misé sur la tentative qui nous paraissait la moins maladroite. Nous ne voulons occulter ni le tout ni ses parties, et ceci tant à propos de la langue que de la vie.
Si cette approche qui se voulait sécurisante, puisqu'enseignante, traverse son but et frappe sur l'envers de la cible en inquiétant les éventuels utilisateurs, tant pis ou tant mieux.. Trop de sécurité sociale rend infiniment malade . . .
Pour que les étrangers se sentent en sécurité dans cette langue dite "seconde", (en sécurité, c'est-à-dire que leur insécurité trouve enfin quelque part un statut positif) nous avons essayé de casser par le doute cette machine à parler qui tient le haut du pavé dans les salles de classe. Pour qu'apparaisse enfin la question du "qu'est-ce que je parle ?", et ceci, qu'on soit enseignant, animateur ou tout bonnement sujet qui cause. Pour notre part, nous avons décrété que le Père Noël existe.