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Le froid, en montagne, est souvent
beaucoup plus redoutable que la faim. Tuck Seu et ses compagnons,
vêtus de loques, n'avaient plus qu'à peine une
apparence humaine. C'est alors qu'un jour, Tuck Seu entendit
avec surprise à la radio :
- Chers citoyens, bonjour ! J'ai le grand plaisir de vous annoncer
la victoire glorieuse de nos soldats sur les tous fronts. Les
impérialistes américains et leurs pantins sud-coréens
s'acharnent en vain dans le secteur de Pusan pour tenter de
contenir notre avancée, mais ils ne peuvent plus résister
à nos forces et prennent conscience de leur prochaine
défaite. Les troupes de l'adversaire jettent leurs armes
et se rendent en masse. Waegwan est dans nos mains et ce sera
bientôt le tour de Taegu. Le général Walker,
saisi par la panique, envisage de déplacer son quartier
général à Tokyo. La réunification
de notre pays est proche grâce à la lutte vaillante
de notre armée populaire. Les valets de l'impérialisme
américain tentent, dans un ultime et dérisoire
effort, de débarquer à Inchon pour s'emparer du
port. Mais la marée les rejette
Ils n'ont plus
qu'à s'enfuir. Notre grand dirigeant Kim Il Sung a nommé
Choi Yong Gun commandant de la contre-offensive et l'a envoyé
immédiatement à Séoul
- J'en étais sûr ! s'écria Tuck Seu.
- Je vais faire un tour, dit alors Palsik qui ne comprenait
pas la réaction de Tuck Seu mais se réjouissait
de le voir trouver ainsi un motif de satisfaction.
- Sois prudent ! lui lança Tuck Seu.
Dans la grotte, Punyeo et les enfants étaient couchés,
affaiblis. Punyeo était inquiète de l'état
de santé de leur fils Higou. Tuck Seu continuait d'écouter
la radio.
- Chers citoyens de la République populaire de Corée,
réjouissons-nous ! Le moment approche où nous
allons rejeter Walker et ses sbires à la mer ! Et avec
eux le vieux pantin, Lee Seng-Man ! Nous délivrerons
ainsi le peuple du Sud du joug des tyrans ! Nos courageux soldats
progressent vers la victoire finale en repoussant les ennemis
sur tous les fronts. On entend dire dès à présent
au Japon que les Américains, désespérant
de gagner la guerre, font leurs valises pour toujours. Ils veulent
sauver leur peau et se débarrassent de leur allié
du Sud comme d'un soulier usé. Ce sont des lâches,
leur attitude est lamentable. Sur les fronts de Pohang et Youngchon,
les pantins sud-coréens n'ont pas hésité
à envoyer des étudiants et même des enfants,
mais en vain, se battre. La prise de Taegu n'est plus qu'une
question d'heures. Nos héroïques soldats se demandent
en ce moment même dans quel restaurant ils dîneront
ce soir. Les valets du capitalisme, qui ont collaboré
avec les Japonais puis avec les Américains, se hâtent
de trouver un avion ou un bateau qui leur permettent de sauver
leur pauvre vie. Ils laissent derrière eux un peuple
désemparé. Mais nos braves soldats bombarderont
leurs avions et leurs bateaux et les tueront sans pitié
! La mer sera leur dernière demeure et leurs cadavres
nourriront les poissons ! Les sbires de MacArthur qui ont tenté
de s'emparer d'Inchon seront mis en déroute par nos glorieux
soldats. Quelques éléments incontrôlés
sont entrés dans Séoul, mais rassurez-vous, chers
citoyens, ils seront vite maîtrisés.
Le présentateur de la radio commentait abondamment les
nouvelles des fronts, en donnant l'impression, à ceux
qui l'écoutaient, que la réunification était
imminente. Tuck Seu, désespéré, finit par
éteindre le poste. La nuit tomba soudain et en l'absence
de Palsik et Geonchun, Tuck Seu se sentit vide tout d'un coup.
C'était la première fois que la famille de Tuck
Seu passait la nuit toute seule, sans Palsik, ni Geonchun, ni
Jongpal, dans la montagne profonde. Quelquepart on entendit
rugir un tigre. Quand le jour se leva, Palsik n'était
toujours pas revenu. Hila essayait de cacher ses larmes devant
son père mais son visage la trahissait et Punyeo se doutait
depuis quelques jours de son état de grossesse.
- Il est peut-être préférable de nous mettre
en route, dit Punyeo à Tuck Seu. On ne peut savoir ce
qui est arrivé à nos deux compagnons, Geonchun
et Palsik
- Tu es devenue une véritable combattante, répliqua
Tuck Seu en lui donnant raison.
Si jamais Palsik avait été capturé, il
risquait de révéler leur présence. Tuck
Seu décida donc de lever le camp et prodigua des encouragements
à sa famille qui était à bout de forces.
Tuck Seu n'avait jamais renoncé à croire à
la victoire des Américains car son travail à la
Sûreté lui avait appris combien ce que disait la
radio était mensonger. Tuck Seu tenait son fusil à
la main, prêt à toute rencontre.
A la tombée de la nuit, la température chuta brutalement,
il se mit à geler. Tous se réfugièrent
dans une grotte. Les feuilles des arbres avaient pris leurs
teintes d'automne, le froid se faisait de plus en plus rigoureux
et Tuck Seu ne put s'empêcher de penser que ce dernier
refuge pourrait bien devenir leur tombe. C'est alors que Higou
fut mordu par un serpent caché dans les herbes sèches.
Tuck Seu épuisé avait négligé d'explorer
tous les recoins de la grotte. Il connaissait pourtant tous
les dangers présents dans ce genre de refuge
Higou,
qui était déjà très affaibli par
les dures conditions de la fuite, ne put résister à
la blessure. Son corps brûlant lutta quelque temps entre
la vie et la mort, mais faute de traitement approprié,
l'enfant mourut. Tuck Seu enterra son fils et toute la famille
se serra en larmes auprès de la petite tombe.
- Higou, ne pars pas
nous allons au Sud retrouver notre
sur Hiyae. Bientôt nous n'aurons plus faim
sanglota Hichan, le frère aîné.
Le froid rendait plus aigu le problème de la nourriture.
Les animaux se faisaient de plus en plus rares et si la neige
devait se mettre à tomber, la situation deviendrait critique.
Ce qui consolait pourtant Tuck Seu, c'était le tournant
que semblait prendre la guerre. En effet on remarquait depuis
quelques jours l'apparition de plus en plus fréquente,
dans le ciel, d'avions américains. Ils ne rencontraient
d'ailleurs aucune résistance car ni l'armée populaire
nord-coréenne, ni l'armée chinoise ne possédaient
d'appareils de combat méritant ce nom.
Le froid empêchait dorénavant Tuck Seu de sortir
chasser et ils n'avaient plus pour se nourrir que des glands
et des châtaignes grillés. Ils survivaient ainsi,
observant le ciel où les sorties d'avions se faisaient
de plus en plus nombreuses. Selon la radio, les fronts étaient
figés, mais les speakers péremptoires continuaient
d'annoncer la prochaine réunification du pays et invitaient
le peuple à la patience. L'entrée au Nord des
forces des Nations unies et sud-coréennes, que Tuck Seu
attendait impatiemment, fut passée sous silence.
En dehors de la nourriture, un autre problème se posa
bientôt. Pour faire provision d'eau, il fallait descendre
au fond du vallon, mais Tuck Seu, très affaibli, n'eut
bientôt plus la force de faire cette besogne. Hichan se
proposa alors de remplacer son père et partit puiser
de l'eau. Comme l'heure passait et que son fils ne revenait
pas, Tuck Seu, craignant un accident, partit à sa recherche.
Il prit son fusil et s'engagea sur le chemin verglacé,
glissant et dangereux. Arrivé à la fontaine, il
ne vit aucune trace de Hichan. Tuck Seu évoqua l'éventualité
de l'attaque d'un fauve ou de la rencontre d'une patrouille
de la Sûreté
Il se cacha derrière
un buisson et observa les environs. Si un tigre affamé
avait attaqué Hichan, il l'aurait sûrement dévoré
sans aller plus loin, mais rien n'indiquait un tel scénario.
Pas de vêtement déchiré, pas de chaussure,
pas de trace de lutte
Tuck Seu entendit soudain un bruit.
- Qui est là ? Montre-toi ! s'écria Tuck Seu.
Une détonation retentit alors, provoquant de longs échos
dans la montagne, mais personne ne répondit. Tuck Seu,
se sentant en danger, se cacha derrière un grand rocher.
- Tu n'es qu'un lâche, montre-moi ton visage !
Mais l'homme restait muet et tira un nouveau coup de fusil vers
Tuck Seu, sans pouvoir l'atteindre. Ce fut à nouveau
le silence, l'homme ne bougeait pas.
- Veux-tu Hichan vivant ou mort ? cria-t-on soudain.
- C'est toi Geonchun ? Qu'est-ce que tu veux ?
- Je veux Hila. De toute manière, elle est seule maintenant,
non ?
- Qu'as-tu fait à Palsik ?
- Rien, je te le jure. Il a été dévoré
par un tigre. C'est la vérité.
- Tu veux toujours Hila ?
- Oui.
- Hila est enceinte de Palsik, es-tu au courant de cela ?
- Oui, parfaitement. Cela m'est égal. Si tu me confies
ta fille Hila, je m'occuperai du bébé, je te le
promets. Sinon, vous serez bientôt tous morts !
- Mais où veux-tu aller avec Hila ? Tu crois t'en sortir
?
- Elle sera ma femme tant que nous serons en vie. Peu importe,
le reste.
- Comment veux-tu que je confie ma fille à un homme qui
a un comportement aussi irresponsable et imprévisible
? Sors, montre-toi, je n'ai pas envie de continuer ce genre
de discussion, on va se battre d'homme à homme. Mais
tu as peur de te montrer !
Comme l'autre se taisait, il reprit :
- Jette ton fusil et j'oublierai ce qui s'est passé.
Je te donne une chance, jette ton arme et relâche Hichan,
lança Tuck Seu. Geonchun ne répondit pas et ce
fut à nouveau le silence. Même si Geonchun n'avait
pas l'intention de tuer Tuck Seu, il ne voulait pas non plus,
en se rendant si facilement, perdre la face. Tuck Seu appela
son fils mais en vain, personne ne répondit. Il fit alors
demi tour et retourna à la grotte où Punyeo et
Hila, terrorisées par les détonations, l'attendaient
avec impatience.
- Où est Hichan ? demanda Punyeo.
- Geonchun le retient prisonnier. Il ne lui fera pas de mal,
à mon avis. Ils ne peuvent pas non plus s'éloigner
beaucoup.
- Mon Dieu, mon fils, Hichan
! S'écria Punyeo en
poussant des gémissements, puis elle s'évanouit.
Tuck Seu, épuisé, s'effondra auprès d'elle
et perdit connaissance. Hila gisait dans son coin. Elle qui
portait une nouvelle vie en elle, avait de la peine à
respirer. Les jours s'écoulèrent, le temps semblait
s'être arrêté. Puis un jour, des coups de
canons secouèrent toute la montagne. Des bombardiers
américains avaient envahi le ciel bleu qu'ils zébraient
de lignes blanches dans un vacarme de fin du monde. Mais la
famille de Tuck Seu ne réagit point à ce tumulte.
La nuit qui suivit deux ombres s'approchèrent de la grotte.
L'homme qui marchait en tête tenait un fusil et se retournait
de temps à autre pour donner des ordres à celui
qui le suivait.
- Arrête-toi et tiens-toi tranquille !
- Pourquoi ne me faites-vous pas confiance ? On est condamnés
à se sauver ou à mourir ensemble, non ?
- Ne bouge pas ! Il pourrait bien arriver un malheur !
- Vous n'allez pas me dire que vous avez déjà
oublié votre promesse, non ?
- La promesse ! Mais si Tuck Seu tire le premier, elle ne servira
à rien, la promesse !
- Mon père n'est pas un homme qui tire si facilement,
vous le savez bien ! Ne vous inquiétez pas pour cela.
- Je sais, mais quand-même, fais ce que je te demande.
- Oui, d'accord, entrez d'abord ! dit-il enfin à l'homme
qui le menaçait de son fusil. L'autre avança lentement
vers la grotte silencieuse, puis il fit un bond vers l'intérieur
en tirant des coups de feu.
- Personne ne bouge ! cria-t-il sans provoquer aucune réaction.
Mais que s'est-il passé, ils sont tous morts ou quoi
? Qu'est-il arrivé
? Et il s'approcha des corps
étendus. Bon sang ! Elle est morte, Hila ! Elle est morte
! Hila, réveille-toi, réveille-toi, Hila ! Je
suis revenu ! se mit-il à hurler de désespoir.
Hichan, viens vite ! Dépêche-toi ! Ta famille
ils sont tous morts de faim !
Hichan accourut affolé, les larmes aux yeux.
- Père, mère, sur Hila ! dit-il en se penchant
sur les corps qui semblaient inanimés. Dieu, merci, ils
ne sont pas tout à fait morts, non, ils ne sont pas morts
! Regardez, ils bougent, ils bougent ! cria Hichan en les secouant
doucement.
- C'est vrai ? Oui, tu as raison, ils ne sont pas encore morts,
dit Geonchun en s'approchant lui aussi. Hichan, dépêche-toi
de prendre un peu de riz dans le sac, il faut leur préparer
un bouillon. Fais d'abord du feu, il gèle ici. Regarde,
elle ouvre ses yeux, Hila ? Une femme enceinte ne meurt pas
si facilement, c'est bien connu, quelle endurance ! Hila, tiens
bon, c'est moi, Geonchun, ton homme, je suis là, Hila
! s'écria Geonchun en pleurant d'émotion.
- Oncle Geonchun, si nous n'avions pas volé de nourriture,
nous n'aurions pas pu sauver ma famille, n'est-ce pas ?
- Tais-toi. Ce n'est pas le moment de bavarder ainsi, mais il
faut que tu saches quand-même que parfois la cruauté
est une chose indispensable, surtout dans une situation pareille.
C'est une question de vie ou de mort, tu comprends ?
- Oui, je comprends. Je vais m'occuper du bouillon
Les deux hommes se partagèrent les tâches sans
perdre une seconde. Tandis qu'il surveillait le bouillon, Hichan
s'étonna de voir Geonchun se pencher vers Hila pour l'embrasser
tout en caressant son ventre rebondi. Hichan détourna
son regard. La guerre rendait les hommes avides. De nourriture
et d'affection.
Le bouillon fut bientôt prêt et la grotte commença
de se réchauffer. Dehors, le vent soufflait avec violence
dans la vallée montagneuse. Hila fut la première
à reprendre connaissance. Elle ouvrit les yeux et regarda
les deux hommes sans les reconnaître.
- Bois encore un peu de bouillon
Elle fit oui de la tête et sembla reconnaître enfin
son petit frère. Elle lui prit la main et se mit à
pleurer en se tournant vers ses parents. Hichan comprit ce qu'elle
voulait dire.
- Ne t'inquiète pas, bientôt ils reprendront connaissance,
dit-il pour la rassurer.
Reconnaissant alors Geonchun, elle fit une grimace en signe
de défiance. Elle savait que Geonchun avait enlevé
Hichan mais comme ce dernier semblait lui faire confiance, elle
finit par dissiper ses craintes.
Le bruit incessant des avions et des combats emplissait la grotte
de son vacarme. La guerre se faisait chaque jour plus violente.
Tuck Seu reprit à son tour connaissance et, conscient
d'avoir échappé à la mort, il regarda longuement
Geonchun sans prononcer un mot.
- Grand frère Tuck Seu, j'ai commis une faute impardonnable,
dit ce dernier. Vous pouvez faire de moi ce que vous voulez,
mon sort est entièrement dans vos mains. Ma vie dépend
de vous. Je vous ai trahi, j'avais tellement envie de Hila
- Père, Geonchun vous a sauvé la vie ! intervint
prudemment Hichan.
Tuck Seu poussa un soupir. Celui qui avait tiré sur lui
était devenu le sauveur de sa famille !
- Grand frère, il vaut mieux rester couché. Vous
êtes encore fragile
conseilla Geonchun à
Tuck Seu qui voulait se lever.
Il se mettait ainsi au service de celui qui lui avait autrefois
sauvé la vie. La vie des hommes n'est pas sans signification.
Ce qu'on a donné un jour, on finit par le recevoir des
autres
- A vrai dire
poursuivit-il.
- Quoi ?
- Je ne comprends rien à cette guerre.
- Que veux-tu dire par-là ?
- Entendez-vous ce bruit ? C'est étrange, je n'ai jamais
entendu ce genre de vacarme !
- Ce sont des avions américains, c'est ce que j'ai appris
quand je travaillais à la Sûreté, l'armée
sud-coréenne ne possède pas d'avion.
- Ça alors ! Ça veut dire que les Américains
sont venus bombarder jusque dans ce coin montagneux de la République
populaire ?
- Eh oui, c'est cela.
- Cela veut dire que nous avons enfin une possibilité
de nous en sortir, non ?
- Nous verrons, c'est un peu tôt pour le dire. Mais tout
ce que dit la radio n'est que balivernes. Ils prétendent
avoir rejeté à la mer tous les pantins de Lee
Seng Man ? Quel mensonge !
- Comme est-il possible que le vent tourne si brusquement ?
Je n'en crois pas mes yeux. À voir tous ces avions, on
peut penser que l'armée populaire est en mauvaise posture,
non ?
- Je serai plus prudent, c'est vrai que pour le moment ça
tourne mal pour l'armée populaire. Mais la différence
de stratégie entre les hommes au long nez et nous est
très grande. Quand ils sont en difficulté, les
Américains n'hésitent pas à se sauver.
Mais chez nous, personne ne recule à la bataille. C'est
normal, ce n'est pas pour leur pays que les Américains
se battent, ce n'est pas leur guerre, alors pourquoi lutteraient-ils
jusqu'à la mort ? Leur plus grande préoccupation
est de préserver la vie de leurs hommes. Ils attendent
une occasion favorable et alors seulement ils lancent leur attaque.
- Mais quand on fait la guerre, on n'attend pas !
- Qu'est-ce que j'en sais, moi ? Ils savent certainement ce
qu'ils font !
- En tout cas, ils semblent décidés cette fois-ci
à mettre le paquet. Ce n'est pas trop tôt !
Une lueur d'espoir apparut sur le visage de Tuck Seu et de Geonchun.
Une pensée optimiste leur vint à l'esprit. Hichan
veillait sur sa mère toujours inconsciente, tandis que
le bruit des avions se faisait de plus en plus présent
en l'absence de toute riposte nord-coréenne.
- Grand frère Tuck Seu, dit Geonchun, je crois que nous
allons nous en sortir ! Alors, en ce qui concerne Hila
Mais il n'eut pas le temps de finir sa phrase car Tuck Seu l'interrompit
brutalement.
- Tais-toi ! Comment oses-tu encore parler d'elle ?
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